Nos découvertes

aux confins de l’Anjou et de la Touraine

Situé à la confluence de la Loire et de la Vienne, au seuil du Poitou, notre territoire est riche d’une diversité floristique et faunistique qui alimente nos sorties. Parmi ces richesses en voici quelques unes.

Compte-rendu de la sortie du 13 avril 2014

Ce fut une sortie comme on peut les rêver au printemps, le site de « La Houssaie » au Poitrineau nous avait sorti le grand jeu de la séduction. Entre prés et cultures d’un côté et aplomb dominant la Loire de l’autre, c’est un hameau privilégié, une sorte de bout du monde à l’écart de la circulation. Nos voitures y auraient été incongrues, nous les avons laissées assez loin des habitations car c’est un endroit où il faut aller à pied.                          Il y a là des haies, des fossés, des bosquets, des murettes, des maisons de vieilles pierres parfaitement réhabilitées, des sentiers qui plongent dans le dévers et conduisent dans l’ombre jusqu’au fleuve en contrebas. Et des plantes fleuries à profusion partout, partout … Ce sont les vastes taches roses des érodiums, ou dans l’herbe rase cet exceptionnel camaïeu de bleu que forment étroitement mêlés les uns aux autres les myosotis des champs (Myosotis arvensis), les véroniques de Perse (Veronica persica)…

Extrait de l’article « Compte-rendu de la sortie du 13 avril 2014 » de R. Monnier, bulletin n°39, Janvier 2015

Alerte à la Pyrale du buis

Le 27 août, nous avons observé un papillon que nous ne connaissions pas sur un buis de notre jardin. Pas trace de cette espèce dans les guides entomologiques habituels. Une recherche minutieuse sur Internet a finalement permis de l’identifier. Jean-Paul Coat contacté a confirmé qu’il s’agissait bien de la Pyrale du buis : Cydalina perspectalis, de la famille des Crambidae et non pas de celle des Pyralidae. De mœurs nocturnes mais pouvant aussi voler de jour, ce papillon…

Extrait de l’article « Alerte à la Pyrale du buis » de C et JJ Talneau, bulletin n°38, Septembre 2014

Des mycophages inattendus…

Dans le monde des insectes on trouve des amateurs de tout. Certains sont végétariens, d’autres carnivores, il y a aussi des détritivores, mais des fongivores, mycophages pour tout dire, des mangeurs de champignons, vous en connaissez beaucoup ?            L’automne dernier lors de la fête de la Science sur le thème « De l’infiniment grand à l’infiniment petit », parmi d’autres activités, NSP proposait un micro-zoo aux visiteurs. Pour obtenir les animaux indispensables, Claude et Jean-Jacques Talneau font un tour en bordure de forêt, récoltent des feuilles mortes, un peu de litière et des branches en cours de dégradation. Le décor est planté. Une loupe binoculaire, une caméra dessus et un écran : les investigations dans ce milieu peuvent commencer.                                                    Que voyons nous ? Des acariens, des collemboles, somme toute des espèces classiques dans ce paysage sous-forestier. Mais tout à coup surgit à l’écran un monstre rampant d’au moins un centimètre de long. Mais tout à coup surgit à l’écran un monstre rampant d’au moins un centimètre de long. Mise au point, grossissement…

Extrait de l’article « Des mycophages inattendus… » de J.L. Ranger, bulletin n°37, Avril 2014

La libellule écarlate Crocothemis erythraea

Vous ne pouvez pas ne pas remarquer le mâle de cette libellule s’il passe à côté de vous.
La couleur rouge écarlate qui lui a valu son nom vernaculaire est à peu près unique chez les Libellulidae de nos régions, à l’exception de certains Sympètres mâles. L’abdomen est large et aplati dorso-ventalement, une large tache jaune orangé marque l’attache de l’aile
postérieure et une autre plus petite est présente sur l’aile antérieure. Comme très souvent chez les libellules la femelle et le mâle immature présentent une couleur plus discrète, brun jaune.
La face du mâle est rouge vif et les pattes sont jaune orangé. Les ptérostigmas…

Extrait de l’article « La libellule écarlate » de G. Le Déroff, bulletin n°36, Janvier 2014

Sortie à Cléré-sur-Layon

Le mercredi 19 juin 2013, malgré un temps maussade et pluvieux, un groupe d’adhérents de NSP a eu la chance de découvrir un aperçu de la richesse biologique d’un lieu privé et habituellement inaccessible puisqu’il s’agit des « Carrières de Cléré ».                                  Cette sortie, intitulée « Faune et flore de carrière », faisait suite à la conférence donnée à l’Assemblée générale du 20 janvier 2013 et dont le sujet était « Les carrières de Cléré, un exemple d’exploitation avec une stratégie de développement durable ». Le site, d’une superficie de 77 ha, exploite des microdiorites et des schistes quartzeux qui sont principalement transformés en granulats.                                                                                        Le 1er arrêt, au fond de la carrière, correspond à une zone où se trouvent de petites mares temporaires ou permanentes et des fossés de collecte des eaux.

Extrait de l’article « Sortie à Cléré-sur-Layon » de C et JJ Talneau, bulletin n°35, Septembre 2013

Il n’y a pas que des morilles au printemps !

On trouve en ce moment quelques morilles, plutôt rares. En cherchant au niveau du sol vous aurez peut-être la surprise de découvrir le sujet de ce petit article.
A priori il y a peu de rapport entre une chenille et un champignon, pourtant début avril dans mon jardin…
En nettoyant une partie laissée un peu à l’état sauvage, sortant de la mousse entre les herbes, une sphère jaune de 3 mm de diamètre attira mon attention. Grâce à un outil je déterrais le champignon et son support, vous l’aurez deviné, une chenille !

Extrait de l’article « Il n’y a pas que des morilles au printemps ! » de JL Ranger, bulletin n°34, Avril 2013

Hyménoptère, hyménoptère, … est-ce que j’ai une gueule d’hyménoptère?

Voici ce que pourraient paraphraser certains Syrphes (mouches) rencontrés sur les
fleurs de nos campagnes.
Il existe bien un mimétisme qui d’ailleurs n’est pas innocent, cela leur évite de servir
de nourriture au prédateur moyen qui ne voit pas là de différence avec les Vespidae munis
de dard.
Pour les frelons et les guêpes, Volucella inanis et Volucella zonaria, constituent de
véritables leurres visuels. Il suffit d’ailleurs de les observer pour s’en convaincre, leur aspect
globalement comparable à celui de ces hyménoptères sociaux leur permet de s’en approcher
et de pénétrer dans leurs colonies. Le but de ces Volucelles est de pondre des œufs dans les
nids de papier mâché mais aussi de se nourrir des détritus voire même des larves de ces
habitations collectives (la biologie précise de ces espèces de mouches n’est pas bien
connue).

Extrait de l’article « Hyménoptère, Hyménoptère,… est-ce que j’ai une gueule d’hyménoptère? » de JL Ranger, bulletin n°33, Janvier 2013

Le frelon asiatique bien implanté

Déjà dans notre bulletin n°16 d’avril 2007, nous avions signalé l’inquiétante
progression de ce frelon asiatique dit  » à pattes jaunes « .
L’espèce s’adapte très bien au climat français puisque depuis son arrivée probable en
2003 elle ne cesse de proliférer et d’après le Muséum National d’Histoire Naturelle, à la fin
2011, elle est déjà présente dans 50 % des départements. A cette date, elle est également
signalée ailleurs en Europe : Espagne (depuis 2010) et Portugal.
D’après un travail de modélisation écologique dirigé par l’entomologiste Claire
Villemant du MNHN, ce frelon à pattes jaunes pourrait bien rapidement se répandre en
Europe et la probabilité de son expansion devrait être plus forte le long des côtes de
l’Atlantique et du nord de la Méditerranée.
Par rapport à ses zones de développement en Asie, il est aussi noté qu’il s’acclimate
mieux dans les régions où les étés sont plus humides.
Actuellement l’espèce semble très bien s’adapter en Anjou, même en agglomération
pour peu qu’il y ait quelques espaces de nature, jardins avec fruitiers…

Extrait de l’article « Le frelon asiatique bien implanté » de C et JJ Talneau, bulletin n°32, Septembre 2012

De galle en galle

Sur divers végétaux vous avez sûrement remarqué des déformations, des excroissances végétales, ce sont des réactions à l’attaque d’un parasite. Elles sont dues à bien des organismes vivants : des champignons, des bactéries, des acariens et de nombreux insectes. En quelques exemples seulement, nous ne verrons ici que les galles provoquées par des insectes qualifiés de gallicoles (le nombre d’espèces étant estimé à 13000).
Il existe deux cas de figure : la réaction du végétal fait suite soit à une piqûre pour s’alimenter, soit à une ponte. S’il connaît le nom de la plante, le naturaliste peut identifier
l’insecte d’après la forme de la galle.
Tout le monde connaît les billes de bois que l’on trouve sur les chênes, mais je suis persuadé que vous ne connaissez pas son auteur. Il s’agit d’un tout petit Hyménoptère, un Cynips (Cynipidae) Andricus kollari. Vous avez aussi certainement remarqué que cette bille
était trouée. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle provient de…

Extrait de l’article « De galle en galle » de J.L. RANGER, bulletin n°31, Avril 2012

L’araignée des sables

Dans « La Lettre des Naturalistes Angevins » n° 8 de janvier 2006, le regretté Serge Braud rédigeait un article à propos des araignées Arctosa cinerea et Arctosa variana, des Lycoses arénicoles très proches l’une de l’autre. Il revenait d’une rencontre d’arachnologues où il était dit que la première de ces deux araignées fréquentait plutôt les bords de mer. Il pensait que nous pouvions rencontrer les deux espèces dans le Maine et Loire puisque A. variana avait été capturée près d’Orléans, sur les grèves de Loire et que A. cinerea était déjà observée chez nous. Il lançait un appel à prospection « sur différents sites ligériens, depuis Champtoceaux-Liré jusqu’à Montsoreau ». Pour ma part, je prospecterai plus particulièrement le Saumurois disait-il.
Tout nouvel adhérent des Naturalistes Angevins je l’avais alors appelé pour lui proposer de l’accompagner lors de ses prospections saumuroises mais il ne m’avait pas caché que son état de santé ne lui permettait plus ces activités.
Peu de temps après, en juin 2006, lors d’un stage photo se déroulant à Bréhémont (Indre et Loire) et alors que nous étions sur un petite île de Loire en face de cette localité, j’ai aperçu des trous dans le sable…

Extrait de l’article « L’araignée des sables » de G. LE DEROFF, bulletin n°30, janvier 2012

Bilan des sorties printanières 2011

Une première sortie le 23 mars, nous permettait de voir la végétation au début du printemps, nous étions sur Saint-Hilaire-Saint-Florent, vers La Houssaie.                        Près de la route, à l’ombre, nous trouvions Adoxa moschatellina, espèce d’un genre monospécifique de la famille des Adoxacées.
Cette petite plante se rencontre peu couramment dans notre région, mais il faut dire qu’elle est de taille modeste (10-15 cm) et visible tôt en saison. Sa floraison est discrète également, en inflorescence terminale vert jaunâtre. On peut presque dire qu’elle est cubique, puisqu’elle présente quatre fleurs formant un carré et une cinquième au dessus.                                                                                                                                             Lors de cette sortie, un escargot non connu de ce secteur a été découvert, il possède de nombreux poils pour conserver son humidité au moins dans sa jeunesse…

Extrait de l’article « Bilan des sorties printanières 2011 » de J.L. RANGER, bulletin n°29, septembre 2011

Le cardinal

En fait il faudrait parler des cardinaux car deux espèces sont présentes dans nos régions, toutes deux appelées cardinal : Pyrochroa serraticornis et Pyrochroa coccinea. Ces deux espèces revêtent une jolie livrée rouge écarlate qui leur a valu leur nom commun, le premier ayant la tête rouge et le second la tête noire. Pyrochroa coccinea est le plus grand des deux…

Extrait de l’article « Le cardinal » de G. LE DEROFF, bulletin n°28, avril 2011

Un fruit d’automne méconnu

Avec l’automne, arrivent toujours les fruits sauvages aux goûts les plus divers.
De la mûre en passant par le raisin, les pêches, les pommes, les poires, les nèfles, les cormes, les alises etc. Mais dans ce petit inventaire, certains sont climactériques c’est-à-dire qu’ils continuent leur maturation hors de l’arbre nourricier, par production d’éthylène. Et parmi ceux-ci, un certain nombre ne sont pas pressés et ne peuvent se consommer que lorsque leur chair est devenue molle, donc blette, sinon ils sont immangeables. Dans ce dernier groupe on connaît bien les nèfles, moins les cormes, encore moins les alises et sûrement très peu les poires.
Je vous surprends, vous ne mangez pas de poires blettes ? C’est que vous ne connaissez pas les poires sauvages!
Il y a très longtemps que les poires sont consommées, de l’Asie à l’Europe, mais elles ont été sélectionnées…

Extrait de l’article « Un fruit d’automne méconnu » de J.L. RANGER, bulletin n°27, janvier 2011

La dentelière du fraisier

Si vous avez découvert les feuilles de vos fraisiers réduites au squelette de leurs nervures, vous ne connaissez peut-être pas le coupable. C’est lui que nous allons essayer de démasquer.                                                                                                                            L’histoire commence en toute discrétion. En cueillant nos fraises, nous avions aperçu quelques petites taches de forme allongée, claires, voire transparentes, à la surface des feuilles. Puis insidieusement les taches se sont agrandies et sont devenues des trous mais toujours pas d’explication.                                                                                                             Une observation plus approfondie nous a fait découvrir…

Extrait de l’article « La dentelière du fraisier » de C. et J.J. TALNEAU, bulletin n°26, septembre 2010

Visite de l’usine Alltub

Un peu d’histoire :                                                                                                                       Cette usine est implantée zone industrielle du Clos Bonnet à Saumur sur un site créé à l’origine par la société Rubanox, filiale de Tréfimétaux, fabricant des échangeurs industriels. Tréfimétaux est absorbé en 1967 par Péchiney Ugine Kuhlmann et transfère l’activité saumuroise en 1971 en Maurienne, laissant le site vacant. La société Cebal, autre filiale de Péchiney, déjà exploitante d’une usine à Saumur/Bagneux, fabriquant entre autres des tubes d’emballage en aluminium cherchait en 1971 à transférer une usine vieillissante implantée en banlieue parisienne. Le bâtiment saumurois est agrandi une première fois en 1972 pour recevoir les premières lignes de fabrication, puis en 1978 et 1985 pour faire face à l’accroissement de la demande.
En 2003 Péchiney est racheté par le canadien Alcan qui a souhaité ultérieurement se concentrer sur la production d’aluminium. La société Cebal est démantelée et l’activité saumuroise est reprise en 2005…

Extrait de l’article « Visite de l’usine Alltub! » de G. LE DEROFF, bulletin n°25, avril 2010

Alerte à la punaise américaine !

Depuis plusieurs années déjà, nous assistons à une apparition d’espèces exotiques dans notre pays. Le précédent bulletin n°23 témoignait de deux exemples du monde des insectes, dont celui de la coccinelle asiatique devenue très invasive.
Cette fois il s’agit d’une punaise d’Amérique du nord, très longtemps cantonnée à l’ouest des Etats-Unis dans un territoire empiétant sur le Mexique et le Canada. Dès que la barrière naturelle des Montagnes Rocheuses a pu être franchie, probablement autour des années 1950, elle s’est répandue sur tout le continent américain jusqu’à la côte atlantique. En 1990, on signale sa présence dans la région de New-York.
Le commerce maritime a ensuite favorisé la contamination de notre vieux continent par les ports, à commencer par l’Italie du Nord où les premières observations datent de 1999. L’invasion s’est alors poursuivie dans les pays voisins : Autriche, Suisse, Croatie, Hongrie, République tchèque, Slovénie et … la France. La première apparition a été signalée en Corse en 2005, puis en région méditerranéenne en 2006.
Après une remontée très rapide par le couloir rhodanien et une progression vers la région aquitaine…

Extrait de l’article « Alerte à la punaise américaine! » de J.J. TALNEAU, bulletin n°24, janvier 2010

La coccinelle asiatique

Eh non, il n’y a pas que les tee-shirts et les jouets qui nous viennent d’Asie. …
Un article du bulletin de liaison n° 16 d’avril 2007 nous en informait : une nouvelle espèce invasive était détectée en Maine et Loire : la coccinelle asiatique, Harmonia axyridis de son vrai nom. Elle a, depuis, fait son chemin et il est peut-être utile de regarder de plus près ce petit coléoptère.
Introduite volontairement en Europe pour la lutte biologique elle a été relâchée dans la nature en 2001. Depuis elle a proliféré et, comme d’habitude quand l’homme se permet des introductions d’espèces exotiques, elle a causé quelques dommages directs et indirects. Très prolifique et vorace (c’est d’ailleurs ce qui explique son utilisation dans la lutte biologique) elle est également facile à élever du fait de sa nourriture peu exigeante – elle est polyphage – contrairement à une espèce indigène comme la coccinelle à deux points qui nécessite pour son élevage un apport constant de pucerons frais. Elle est aussi très robuste et capable de vivre dans des milieux très différents et sous des climats divers.
Bref, une véritable petite machine de guerre…

Extrait de l’article « La coccinelle asiatique » de G. LE DEROFF, bulletin n°23, septembre 2009

Macro-découvertes en forêt ripariale de Montsoreau

Une belle journée ensoleillée a pu nous permettre de fouiller le sous bois et la litière de la forêt ripariale, tout près du pont de Montsoreau.
C’est dans ce milieu, recevant presque toute la lumière solaire à cette période de l’année, que nous avons prospecté.
Dès les premiers pas, nous nous sommes aperçus rapidement que nous n’étions pas les seuls à mettre les pieds ici, sous les ormes. En effet de nombreux plants d’Arum maculé avaient été arrachés, les feuilles quasiment laissées in situ, un trou creusé à la base. Le responsable, un habitant des forêts et des bois, je veux parler du sanglier; cet omnivore aime bien se régaler avec les rhizomes de l’arum maculé aussi bien qu’avec ceux de l’arum d’Italie, les deux espèces étant fréquentes dans la région. Attention, il ne les consomme qu’au début du printemps, période assez pauvre en substances nutritives végétales.
Les rhizomes sont riches en amidon, les sangliers le savent depuis la nuit des temps, mais les hommes les ont peut-être observés. Toujours est-il que depuis au moins le Moyen-âge, dans les temps de disette, les hommes les utilisent, séchés, broyés, comme de la farine; un des noms vernaculaires est d’ailleurs l’herbe à pain. Au 16ème et au 17ème siècle, on en tirait de l’amidon pour empeser les cols et les manchettes. Dans le « Dictionnaire raisonné universel des plantes, arbres et arbustes » de Pierre-Joseph Buc’hoz, paru en 1770, on apprend que l’on peut faire de la farine avec les graines débarrassées de la chair après trempage, sèchage puis broyage! Je ne vous conseille pas cette recette…

Extrait de l’article « Macro-découvertes en forêt ripariale de Montsoreau » de J.L. RANGER, bulletin n°22, avril 2009.

L’amandier

Nom latin : Prunus dulcis (Mill.), nombreux synonymes : Prunus amygdalus.
Famille : Rosacées

Originaire d’Asie centrale, l’amandier est introduit en Grèce vers le Vème siècle avant J-C, puis progressivement dans le pourtour méditerranéen, en France, en Espagne où il est cultivé pour son huile, mais aussi pour ses amandes utilisées en pâtisserie… Implanté jusqu’au sud de la Loire pour sa floraison précoce, l’origine de cette introduction reste énigmatique, peut-être est-elle liée à la culture des fruitiers lors de la crise du phylloxera de la vigne ? C’est ainsi qu’on le retrouve dans les vignobles de Chinon et du Saumur-Champigny.

Extrait de l’article « L’amandier » de M.A. SIMONNEAU, bulletin n°21, janvier 2009.

Histoire de guêpe

« C’est au cours du mois de juin de cette année que j’ai découvert une guêpe maçonne sur le mur de ma maison. Faisant des travaux sur un ancien bâtiment monté au sable argileux du Sénonien, des dizaines de cheminées surgissaient des joints de sable. Ces constructions courbes, à l’ouverture dirigée vers le bas, sont d’apparence très fragile car fortement ajourées. L’espèce responsable d’une telle entrée est Odynerus spinipes. Elle devrait être commune dans notre région où son habitat est courant: : parois veticales en argile ou en sable. Elle fabrique sa cheminée en creusant une galerie oblique dans la paroi puis apporte de l’eau pour ramolir le matériau et cimente les déblais autour de l’ouverture. Au fur et à mesure que la galerie de nidification souterraine s’allonge, le tube extérieur se forme d’abord horizontalement puis incurvé vers le bas. Cette galerie, d’une longueur de 3 à 4 cm et de près d’un centimètre de diamètre, permet l’acheminement des larves de charançon jusqu’au fond du nid, là où un oeuf a été fixé par un pédoncule au planfond ; elles serviront de nourriture à la future larve de guêpe. Une fois ces opérations terminées, la guêpe ferme l’ouverture du nid avec de la terre. D’autres espèces, notamment plus thermophiles, doivent exister dans la région. Il serait intéressant de les étudier. Avis aux amateurs ! »

Extrait de l’article « Autre histoire de guêpe » de J.L. RANGER, bulletin n°17, septembre 2007.

L’anémone Sylvie

« Vous l’avez sans doute déjà vue souvent, car là où elle pousse, elle ne passe pas inaperçue ! Même en voiture on ne peut que repérer les blanches nappes frisonnantes dont les anémones Sylvie ornent certains talus forestiers au début du printemps […]

C’est une véritable printannière, non seulement parce qu’elle fleurit dès mars-avril, mais parce ce qu’elle a, comme beaucoup d’autres fleurs de sous bois, su mettre en place des stratégies pour suvivre dans son milieu. Pour elle, il va falloir aller vite ! Son cycle d’être bref… Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, les grands arbres voisins auront poussé leurs feuilles. Alors, plongée dans l’ombre, privée de soleil, elle va bientôt disparaître et l’année sera finie pour elle  !  […]

Il y a quelques années, je n’en trouvais qu’en quelques maigres tâches dans un creux humides et couvert de noisetiers. Je les regardais alors comme des trésors tant elles étaient exceptionnelles sur ce site. Or un jour, on a rectifié le tracé de la route en ouvrant une brèche dans la forêt. Les années suivantes les anémones sont apparues sur quelques places. Aujourd »hui, elles gagnent du terrain tous les ans car nos engins de fauchage ne doivent pas se contenter de lui faire un sol propre, ils doivent aussi disséminer les graines à loisir. »

Extrait de l’article « L’anémone des bois ou anémone Sylvie » de R. MONNIER, bulletin n°19, avril 2008.

Le mur d’enceinte de Saumur

« La ville de Saumur naquit au Xème siècle quand les moines de Saint-Florent. s’installèrent sur le promontoire qui dominait la confluence de la Loire et du Thouet. […] Après avoir été sans cesse remaniée pendant trois siècles, la plus ancienne protection, le mur du boile, est progressivement abandonnée au XIVème.

 A cette époque, sous les ducs d’Anjou, commence le grand chantier de modernisation du système de défense avec des agrandissements et des embellissements au château mais aussi l’édification d’une vaste enceinte urbaine. Une partie de ce mur est bien visible du sommet de la tour Papegault près de la place Saint-Michel.

Dans les parties arrières des immeubles du quai Mayaud, on retrouve ce mur d’enceinte urbaine qui fut édifié au cours de deux campagnes de construction : pierres de tuffeau gris à la base, puis pierres de tuffeau plus clair, posées sous Yolande d’Aragon, femme de Louis II duc d’Anjou, et mère du roi René, pendant la première moitié du XVème siècle. Un chemin de ronde, dont les machicoulis s’ornent de trilobes, surmonte cet ouvrage de qualité. »

Extrait de l’article « Sortie patrimoine à Saumur » de C. et J.-J. TALNEAU, bulletin n°18, janvier 2008.

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